Je suis voyageur nomade depuis que j’ai fini l’université en 2009, je vais dans cet article vous parler de mon expérience à l’étranger et mon expérience en tant que digital nomad ou web entrepreneur.
Essentiel à retenir
Le nomadisme digital, c’est exercer son métier 100 % à distance tout en changeant régulièrement de pays. Comptez 6 mois de préparation minimum : revenus stables, assurance santé, fiscalité, équipement nomade. Le mode de vie est libérateur mais demande une discipline solide.
Nomadisme : mon expérience et comment je suis devenu digitale nomade
Le nomadisme est un mode vie où l’on voyage tout le temps ou l’on se déplace à travers le monde. Quoi de plus simple de parler de nomadisme et de digital nomade que de parler de mon propre parcours ! Cela s’est fait par étape mais l’expérience est là.   ;Mon histoire nomade
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Australie et Asie en 2009 – 2010
Après être diplômé d’un master, je suis parti 15 mois en Australie où j’ai travaillé et voyagé tout autour de l’Australie, ce fut ma première grosse expérience nomade.
J’ai pu travailler dans une dizaine d’emplois différents à travers l’Australie ! Après l’Australie, j’ai découvert pour la première fois l’Asie pendant 4 mois qui sont mes racines, je précise.
Ce fut mon premier gros voyage de 19 mois.
Le saviez-vous ?
Le premier « digital nomad village » reconnu officiellement est Madère au Portugal, lancé en 2021. La région offre wifi public gratuit, espaces de coworking subventionnés et un visa nomade dédié. Plus de 5 000 nomades y sont passés en 3 ans.
Il me manque cette période où je voyageais et faisait des petits boulots !
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Une dizaine de voyage de mois d’un mois à travers le monde en 3 ans en 2011
Au bout de 6 mois dans le web, j’ai eu quelques résultats dans le SEO (optimisation de moteur de recherche) avec une trentaine de sites et j’ai réussi à générer des revenus qui m’ont permis de libérer du temps à mon travail et je prenais un mois de congé sans solde par an.
Mon but était de partir pour un tour du monde pendant l’année de mes 30 ans.   ;
Une journée d’excursion entre 2 jours de travail.
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Tour du monde de 2 ans en 2014 – 2015 – 2016
3 ans après mon retour d’Australie (Mai 2014), j’ai négocié une rupture conventionnelle avec l’entreprise où je travaillais que j’ai quitté en juillet 2014 et je suis parti en tour du monde en septembre 2014.
Mon projet était de travailler et voyager en même temps au final j’ai beaucoup plus voyagé que travailler car j’avais beaucoup accumulé d’économies pendant ces 3 ans de travail.
| Destination nomade | Budget mensuel | Wifi |
|---|---|---|
| Bali (Canggu) | 1 200-1 800€ | Excellent |
| Chiang Mai | 800-1 300€ | Excellent |
| Lisbonne | 1 800-2 500€ | Très bon |
| Medellín | 1 000-1 500€ | Bon |
| Tbilissi | 900-1 400€ | Très bon |
J’ai peut-être travaillé 5 heures par mois pendant 2 ans pour plusieurs centaines d’euros par mois.
Ce fut mon premier échec en tant que digital nomade.
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La connexion internet aux Philippines n’était pas très bonne
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Retour d’un an à Paris pour trouver une activité digitale et nomade en juillet 2016
La raison pour laquelle je n’ai pas travaillé pendant mon tour du monde était que mon activité SEO n’était pas une stratégie sur le long terme.
J’ai décidé pendant cette année à Paris de me lancer sur la création de sites internet et monétiser le trafic de ces sites par la publicité et par les régies d’affiliation.
Cela a mis un peu plus d’un an avant de bien tourner avec un démarrage assez difficile mais grâce à ma rupture conventionnelle j’ai pu bénéficier des aides à retour à l’emploi pendant ces moments difficiles mais cela faisait partie de mon plan lorsque j’ai quitté mon travail en 2014 : développer une activité sur internet pérenne (moyen terme 3 – 5 ans) après mon retour de voyage.
Pendant cette période, je n’ai voyagé que 2 mois.
Mon bureau pour l’après-midi !
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Digital nomad depuis fin 2017
Depuis début 2018, je suis digitale nomade à pleins temps à l’étranger. Je viens de passer 3 mois en Asie puis je pars le reste du temps en Europe et notamment dans les pays de l’Est, j’ai récemment écrit un article sur les pays baltes.
Mon expérience
Mon erreur de débutant : changer de pays tous les 10 jours pendant 6 mois. Résultat : épuisement, baisse de productivité, dépenses gonflées. Aujourd’hui je reste 1 à 3 mois par destination : rythme bien plus durable, productivité préservée et meilleure immersion culturelle.
Dans mon temps libre, je visite les villes où je suis, j’apprends le russe et je fais du sport, c’est un emploi du temps assez chargé.
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J’ai plus profiter des couchers de soleil qu’autres choses après la journée de travail
  ; Voici mes 5 ans de voyages et presque 9 ans en intermittence de nomadisme résumé.   ;Ce qu’il faut retenir sur mon nomadisme :
Mon projet « digital nomade » s’est dessiné avec le temps et ne s’est pas fait du jour au lendemain, donc prenez le temps de réfléchir et changer petit à petit.
J’ai pris beaucoup de temps pour préparer mon projet sauf si vous sortez du lot, peaufiner avant de vous lancer. Si vous n’arrivez pas le faire pendant votre temps libre le week-end par exemple alors le faire à pleins temps est encore plus difficile.
Je me suis lancé dans mon aventure digitale un peu par hasard et j’ai profité des effets du moment pour réussir mes projets, il faut prendre le wagon lorsqu’il est à quai, il faut donc saisir sa chance lorsque c’est possible.
Les avantages
- Liberté géographique
- Coût de la vie variable selon la destination
- Découvertes culturelles permanentes
- Communauté nomade très active (Slack, Discord, coworkings)
- Possibilité de tester avant de s’installer
Les points faibles
- Solitude réelle même avec la communauté
- Wifi parfois instable
- Fiscalité complexe selon le pays
- Difficulté à entretenir des relations stables
- Burn-out fréquent si rythme trop rapide
L’offre et la demande, si vous pouvez satisfaire un besoin au bon moment, vous avez tout compris de l’internet mais cela évolue vite. Il y a de nombreux métiers qui vous permettent de sauter des étapes, et devenir digitale nomade rapidement, ne les manquer pas !
Il faut être polyvalent et avoir plusieurs cordes à son arc. Beaucoup ont vu leurs activités coulées car il n’avait pas assez de clients, il faut diversifier et avoir plusieurs casquettes.
Ayez plusieurs alternatives, beaucoup de blogueurs semi-pro font aussi de la rédaction web ou encore du community management ou web designer, etc.
Faite du passif, ce que j’attends par là est qu’une fois votre activité terminée vous tirez des revenus passifs, par exemple si vous écrivez un e-book, une fois le travail terminé, les ventes sont automatiques cela dépend de votre marketing bien sur.
Repartez d’un meilleur pied après un échec et apprenez de vos erreurs.
  ;Le piège classique à éviter
Ne change pas de pays toutes les semaines. Le « slow travel » (1-3 mois par lieu) est infiniment plus durable : tu gardes ta productivité, tu profites du lieu, tu rencontres vraiment des gens. Le tourisme déguisé en nomadisme épuise.
D’autres conseils complémentaires sur le métier digital nomad
Soignez votre vie digitale sur internet, je vous conseille de bien vous entourer, prendre contact avec des personnes qui travaillent dans le même domaine et avec qui vous pouvez échanger des idées, parler de vos différents projets. Dans le monde de l’internet, il y a de l’argent partout.
Ayez un mentor qui a eu une vue sur vos projets et qui pourra vous conseiller au besoin. C’est quelqu’un qui a un peu plus d’expérience que vous.
S’informer et vielle technologique, il suffit d’un changement d’algorithmes google pour casser vos projets et d’un outil logiciel pour vous faciliter la vie. L’information sur internet, c’est la vie.
Soit curieux et améliore, regarde ce que fait la concurrence et étudie ce qu’il ou elle fait et ce que tu peux améliorer. Participez à des groupes de travail, à des rassemblements networking pour vous faire un réseau ou vous faire connaitre. Soyez actif, on ne peut pas être à 100% à chaque fois mais lorsque l’on a un projet au bout, la motivation est présente si vous allez dans tous les sens vous allez plus perdre votre énergie.Savez où vous allez, c’est plus facile de dire que de le faire mais si vous tergiversez en chemin, vous pouvez toujours corriger le tir ou faire des corrections, cela ne peut pas être bon d’un coup.
Quelques ressources complémentaires si le sujet vous parle : nomad cruise la pour poser les bases, mes destinations nomades pour les aspects pratiques, et plus belles destinations pour aller plus loin.
Gardez les pieds sur terre, la vie de digital nomade est fait de bas et de haut, vous aurez peut être 6 mois de haut et en pleine gloire, tout va s’écrouler ! Tout n’est pas toujours simple et restez vous même, ça ne peut pas toujours marché indéfiniment surtout le monde du web.
C’est pour cette raison qu’il faut se renouveler et/ou avoir des réserves que ce soit au niveau des projets/ de l’argent ou encore de votre temps.
Soit patients, les résultats font arriver si tu fais du travail de qualité.Pense différemment, peut être que le nomadisme n’est pas fait pour toi mais peut être que travailler à domicile peut être un bon début, pense à faire du télétravail, cela peut être une bonne première solution pour ensuite voler de tes propres ailes.
Ayez des compétences recherchées pour le travail free-lance. Si c’est la liberté géographique que vous recherchez alors monter en compétences.   ;
Mon bureau en Lituanie
  ;Maintenant, on fait quoi ?
Qu’est-ce qu’un digital nomad ?
Une personne qui exerce son métier à distance tout en voyageant ou changeant régulièrement de lieu de vie. Les métiers les plus courants : développeur, marketeur, copywriter, designer.
Quel pays accueille les digital nomads ?
Portugal, Estonie, Croatie, Grèce, Espagne offrent des visas dédiés. En Asie : Thaïlande (DTV depuis 2024), Bali (visa B211A), Malaisie.
Quel budget pour vivre nomade ?
À partir de 800€/mois en Asie du Sud-Est, 1 500-2 500€ en Europe du Sud, 3 000€+ en Europe de l’Ouest ou USA.
- travail à distance avec un emploi à distance pour une entreprise déjà définie, je connais quelqu’un qui était payé pour faire de la modération sur internet sur certains créneaux horaires. Il a fait ça pendant plusieurs années. Pendant son temps libre, il avait d’autres projets différents à côté.
- travail en freelance pour une entreprise avec des projets ciblés, tu peux soi te faire un porte-feuille client avant de partir ou aller sur les plateformes de free lance pour proposer tes services.
- travail de création pour toi-même, tu peux faire des e-books, des formations, créer de la valeur ajoutée, vendre ton expérience et ton savoir, etc.
- travailleur de saison, par exemple, moniteur de ski ou encore instructeur de plongée.
- travail temporaire, tu fais ça quelques années pour assouvir ta quête de voyage et tu es prêt à travailler n’importe où ?






